27 octobre 2007

Pornophages

Grâce naturelle oblige, je voulais évoquer ce sujet. Le porno.
Je m'interroge sur ce phénomène auquel nous sommes toutes et tous confronté(e)s : parfois volontairement, parfois par erreur en cherchant la recette des quenelles aux quenelles et qu'en fait on tombe sur un truc style queue-Nelle (c'est un transexuel en fait). (Ca veut rien dire, je m'en fous.)
(Ne m'interrompez pas, je suis lancée.)

 

(Aaaah, plouf.)

 

Passons sur le fait cent fois rabattu que les femmes ne sont pas valorisées par la porno, qu'elles sont ramenées à de simples objets vident-couilles, qu'on les présente comme toujours disponibles pour le désir masculin, qu'elles ne disent jamais non par conséquent, qu'elles aiment subir la violence, le rabaissement, l'humiliation... Passons également sur le fait que les hommes sont présentés -quand on voit leur visage !- comme des brutes épaisses, sans émotion aucune autre que la jouissance, comme des égoïstes, violents, totalement obnubilés par la taille de leur bite.
Passons sur tout ça, cette présentation des êtres comme de simples pantins éjaculants ou se faisant défoncer par tous les trous avec une bonne humeur confinant à la sottise profonde. Passons, passons.

 

Non, moi je me dis, au-delà de toute cette médiocrité (qui peut être extrêmement excitante, j'en conviens et ne le nie pas), je me dis : si un(e) anthropologue venant d'ailleurs et ignorant tout du monde du porno, tellement normé actuellement, tombait sur un certain nombre de films de cet ordre... y a quand même un truc qu'elle/il ne comprendrait pas :

 

"Sont cons ces Occidentaux. Zont pas compris que c'est dedans qu'il faut jouir ?"
On se l'demande.
Franchement, on va me faire croire que tous les couples actuels se sprotchent dans la gueule à la fin de l'acte ? Ou que cette manière de finir quasi systématiquement le coït dans les pornos traduit le fantasme par excellence ? Des hommes ? Des femmes ?
Ou que le porno vise peut-être à faire d'une pratique marginale un idéal de "sensualité" (notez les guillemets) à atteindre ?

 

Chais pas. Méditons.


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Posté par karaz à 09:06 - - Commentaires [6] - Permalien [#]

Commentaires sur Pornophages

    L'anthropologue se dirait aussi que livreur de pizza, ça devait être un métier drôlement sympa...

    Posté par Julien, 27 octobre 2007 à 10:16 | | Répondre
  • Constat alien

    "Vous avez vu Zoxpiyjg? c'est normal que la race humaine ait disparu. Ils devaient être sacrément cons les terriens." se dira l'anthropologue extraterrestre en voyant ces vidéos. Non y'a pas à dire, l'éjac' faciale c'est la fin de l'humanité.

    Posté par gael, 27 octobre 2007 à 10:50 | | Répondre
  • J'ai par miracle retrouvé dans ma collection familiale, le texte d'un historien neptunien qui date de 2350 et qui évoque les mystères de la sexualité humaine...
    Je pense que ça peut éclairer le débat.

    " A l'Epoque Romaine, on évoquait de curieuses orgies à la gloire de l'empereur, au cours desquelles des Vestales avinées offraient des grappes de raisin aux convives...
    On n'en sait guère plus, à travers l'étude des sources anciennes.
    A la fin du XVIème siècle à Vérone, des choses troublantes et mystérieuses semblent s'être également produit après que Roméo Montaigu ait escaladé le balcon de Juliette Capulet, mais hélas le récit retrouvé demeure incomplet.
    A la fin du XVIIIème siècle, Marie Antoinette est aperçu un sein hors de son corset, à la sortie du Petit Trianon (offert par son mari), en compagnie du Comte d'Artois son beau frère...
    Le mystère s'épaissit avec l'arrivée des Libertins que certains soupçonnent de se réunir secrètement pour des soirées philosophiques et ... grivoises !
    Mais il aura fallut attendre la fin du XXème siècle pour enfin lever le voile, si j'ose dire, sur la réalité historique des pratiques sexuelles humaines. C'est en effet grâce à la découverte de films pornographiques que l'on sait désormais que c'est la gourmandise qui faisait veiller Juliette tard la nuit sur son balcon malgré le froid et l'opprobre de sa puissante famille.
    Selon les théories les plus vraisembables la poudre blanche qui recouvre le visage de Marie-Antoinette sur les tableaux officiels, serait le sperme séché du Comte d'Artois.
    Par ailleurs dans certains films retrouvés au début du XXIème siècle on retrouve la Déesse Clara Morgane, qui semble déja évoquée dans l'Antiquité sous le nom de Clarus Morgus.
    On suppose que ces films sont probablement des offrandes faites aux Dieux, et un hommage rendu aux figures mythologiques de l'Histoire européenne.
    D'autres auteurs, parlent d'un outil technologique qui aurait été conçu par les historiens de l'époque, pour reconstituer certaines zones d'ombre du passé sexuel humain.
    Quoiqu'il en soit la pièce manquante du grand puzzle culturel de l'Occident est enfin retrouvée, c'est un tournant décisif dans la compréhension de l'histoire humaine."

    Posté par francesco, 27 octobre 2007 à 13:17 | | Répondre
  • (Eh, merde, ça devient sérieux dans les commentaires maintenant ! Vous êtes de grands malades hein

    Posté par STV., 27 octobre 2007 à 19:18 | | Répondre
  • Aaaaah la quenelle !
    Mais ça veut tout dire la quenelle. Et même la queue-Nelle, oh oui.
    Quel bonheur que de lire ceci, Karaz.

    Et la sauce, eh, la sauce, bon sang...!
    Mais no porc, no porc que ce soit clair.

    (Francesco, tu possèdes un patrimoine du tonnerre. As-tu songé à en tirer profit, ou es-tu définitivement un ascète ? )

    Posté par alexxyane, 28 octobre 2007 à 18:22 | | Répondre
  • Quand tu l'as fait

    Ben tu n'es pas fier.
    Il y avait quelqu'un qui ouvrait la porte, ou essayait soudainement de le faire…
    Il fallait se remettre en ordre, t’en foutais partout comme un vrai incapable.

    T’étais un gros dégueulasse avec une autre, qui voulait savoir si c’était sexuel de le faire ainsi.
    T’avais rien compris.
    Tu croyais queue, et je pense queue disait Gainsbourg, mais pas crade.

    Les corps transpirants, moites, amoureux supportent tout, mais à deux et pas devant une caméra. Là c’est beau, ça c’est du sexe.

    Sur le visage. Bonjour la crème de beauté !
    Quel con d’éjaculer tout seul sur le ventre (dos, visage, genoux, pieds, couette) de la personne avec qui tu viens de faire l’amour.

    De toute façon dans les expériences, c’est la fin qui compte pour l’instant qui suit, dans la vie tu es quand même content de te blottir et de parler un peu. Et quand bien même c’était furtif ce n’est pas la semence qui fait la chose, et t’es rarement fier d’une petite prestation et tu ne t’étales pas comme un escargot ? Non ?
    Et ce qui m’a toujours étonné dans les films (ce que j’ai vu) c’est la quantité, il y en a partout ? Merde, il y a un traitement, une méthode pour en avoir 25 centilitres ?
    Non ces gens ne baissent pas assez souvent, et de surcroit pas comme il faut... enfin en tout cas pas comme moi.

    Sur la femme, peut-être un futur sujet pour Karaz...
    Après l’usage de son sperme le mâle devrait apprendre à s’occuper des enfants, la lessive, la maison, l’école et faire en plus des stages obligatoires chaque année, qui consiste à faire vivre un foyer sans femme, partit une semaine en vacances où elle veut.

    Peut-être qu’après il s’excuserait à juste titre d’en avoir foutu partout.
    Et Saint-Foutre sait que nous ne sommes pas des bêtes.

    Posté par banana, 29 octobre 2007 à 00:44 | | Répondre
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