Grâce naturelle oblige, je voulais évoquer ce sujet. Le porno.
Je m'interroge sur ce phénomène auquel nous sommes toutes et tous confronté(e)s : parfois volontairement, parfois par erreur en cherchant la recette des quenelles aux quenelles et qu'en fait on tombe sur un truc style queue-Nelle (c'est un transexuel en fait). (Ca veut rien dire, je m'en fous.)
(Ne m'interrompez pas, je suis lancée.)

 

(Aaaah, plouf.)

 

Passons sur le fait cent fois rabattu que les femmes ne sont pas valorisées par la porno, qu'elles sont ramenées à de simples objets vident-couilles, qu'on les présente comme toujours disponibles pour le désir masculin, qu'elles ne disent jamais non par conséquent, qu'elles aiment subir la violence, le rabaissement, l'humiliation... Passons également sur le fait que les hommes sont présentés -quand on voit leur visage !- comme des brutes épaisses, sans émotion aucune autre que la jouissance, comme des égoïstes, violents, totalement obnubilés par la taille de leur bite.
Passons sur tout ça, cette présentation des êtres comme de simples pantins éjaculants ou se faisant défoncer par tous les trous avec une bonne humeur confinant à la sottise profonde. Passons, passons.

 

Non, moi je me dis, au-delà de toute cette médiocrité (qui peut être extrêmement excitante, j'en conviens et ne le nie pas), je me dis : si un(e) anthropologue venant d'ailleurs et ignorant tout du monde du porno, tellement normé actuellement, tombait sur un certain nombre de films de cet ordre... y a quand même un truc qu'elle/il ne comprendrait pas :

 

"Sont cons ces Occidentaux. Zont pas compris que c'est dedans qu'il faut jouir ?"
On se l'demande.
Franchement, on va me faire croire que tous les couples actuels se sprotchent dans la gueule à la fin de l'acte ? Ou que cette manière de finir quasi systématiquement le coït dans les pornos traduit le fantasme par excellence ? Des hommes ? Des femmes ?
Ou que le porno vise peut-être à faire d'une pratique marginale un idéal de "sensualité" (notez les guillemets) à atteindre ?

 

Chais pas. Méditons.


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