Commentaires sur libération sexuelle = démerde-toi toute seule avec la contraception

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    oooh oui la pilule pour mec, mais je sais pas si c'est déjà arrivé en Suisse ?
    J'essai déjà tant bien que mal à convaincre Jules, qu'après les 1,6 mômes qu'on va généré pour bien montrer qu'on a consomé notre mariage, va falloir sérieusement pensé à trouver un moyen pour stoper ça. Mais... qu'il faudra pas compter sur moi pour prendre la pilule c'est hors de question et re-posé un stérilet pareille (c'est 30 secondes de douleurs intense plus une demi journée à être pas bien et traumatisé, même si sa dure 3 ans c'est plus possible). Enfin bref tant pour Jules que comme beaucoup d'hommes à mon avis humm, non la vasectomie c'est impenssable.... quand à la pilule faudrait que je le teste la-dessus.

    Posté par Emma, 22 octobre 2007 à 12:47 | | Répondre
  • Assez égoistement, je vois la pillule pour homme comme une possible révolution sexuelle pour nous les hommes...
    Cela signifie la fin du risque de la paternité non désirée. Chose parfois obsédante pour nous autres. J'ai un ami qui aurait bien aimé la prendre cette fameuse pillule.
    C'est dommage que son usage ne soit pas plus démocratisé encore. C'est vrai qu'elle date seulement de 2000, mais elle semble efficace à cent pour cent, et présente moins d'effets secondaires que son "homologue féminine" d'après ce que j'en sais.

    http://www.doctissimo.fr/html/sante/mag_2000/mag0728/se_2050_mme2.htm

    En plus ça fait gonfler les pectoraux, moi qui ait longtemps envisagé la pose de pectoraux en silicone ( je plaisante bien sur...quoique...), ça peut être tentant.
    Et c'est aussi une belle occasion de jouer les héros du XXIème siècle auprès de sa bien aimée...
    Ceci dit ma copine est assez macho, elle serait capable de me traiter de gonzesse si je prennais la pillule ( ah ces filles je vous jure des fois...)
    Sérieusement c'est un truc à méditer, ça mérite qu'on en parle en tous cas.

    Posté par francesco, 15 octobre 2007 à 10:17 | | Répondre
  • Je viens de me rendre compte que j'arrive même pas à écrire le mot "pilule" correctement, je mets deux "l" systématiquement.
    Ce serait donc bon pour mon orthographe, en plus d'être bon pour mes pectoraux. Il n'y a pas de petits profits !

    Posté par francesco, 15 octobre 2007 à 10:22 | | Répondre
  • Il paraît effectivement qu'elle existe, qu'elle est au point, qu'elle présente moins d'effets secondaires que pour les femmes. Alors ? Où est-elle donc ? Ma gynéco disait que le seul "vrai" problème résidait dans le fait que les hommes ne se sentaient pas tellement prêts à l'ingérer. Qu'ils se sentiraient "castrés"...

    Et puis l'argument en général, c'est que les conséquences de l'oubli de la pilule toucherait davantage les femmes (grossesse oblige) et que par conséquent, elles auraient moins tendance à l'oublier que s'il s'agit d'une responsabilité masculine.
    Je comprends bien cet argument. Mais je me demande si, à part sur un plan biologique, il ne serait pas normal justement que les hommes se sentent également concernés.

    Posté par karaz, 15 octobre 2007 à 11:15 | | Répondre
  • Justement, si mon gars (hypothétique, bien sûr) décidait de prendre la pilule, je trouverais ça bien... dans l'idée... mais j'aurais peur de tomber enceinte - moi, pas lui - parce qu'il l'a oubliée. Du coup, je serais pas tranquille.

    Par contre, qu'un homme puisse contrôler sa fertilité sans passer par la vasectomie, c'est bien. Combien de femme ont "oublié" leur pilule pour se faire faire un gosse.

    Mais vu autrement, dans le cadre d'un couple, Monsieur qui prend la pilule dans le dos de Madame qui elle fait exprès d'oublier, bonjour l'ambiance.

    Posté par M'dame Jo, 15 octobre 2007 à 11:32 | | Répondre
  • Pis faudrait trouver un meilleur terme que "pilule pour homme" pour que ce soit moins "castrant".

    Je sais pas moi, heuuuu, vasectopill? C'est viril, ça, non?

    Posté par M'dame Jo, 15 octobre 2007 à 11:33 | | Répondre
  • @M'dame Jo
    Effectivement, le problème vient du fait que déjà à la base dans la représentation que l'on se fait aussi bien de la reproduction que de la non-reproduction (la contraception), on part du principe qu'il s'agit d'une affaire de femmes.
    C'est bien ça qui m'ennuie.

    Et pour ma part, je me dis que si je suis en couple avec quelqu'un (bon, c'est le cas ) et qu'on envisage sérieusement de laisser tomber la capote (parce qu'il y a une véritable confiance), je pense qu'à ce moment-là j'estime justement que je peux faire confiance à cette personne et qu'on partage un peu l'affaire.
    Je ne crois pas que la contraception soit plus mon affaire que celle d'un homme, sous prétexte que les conséquences physiologiques, s'il y en avait, serait pour ma pomme. On parle de deux adultes.

    Mais c'est vrai que dans les conceptions actuelles, bonne chance pour faire comprendre au bonhomme, à l'entourage aussi, que la contraception c'est l'affaire d'un couple (quand couple il y a) et non d'une femme.

    Posté par karaz, 15 octobre 2007 à 11:41 | | Répondre
  • Il faut quand même pas oublier que la pilule pour homme ou "vasectopil" est très récente, elle a pas encore eu le temps de naître vraiment dans les esprits.
    Les hommes ne la connaissent pas, mais beaucoup de femmes ne la connaissent pas encore non plus.
    C'est une question d'éducation et de communication.
    Il faut reconnaitre qu'on en parle très peu.
    Jamais un généraliste ne m'a parlé de prendre une pilule contraceptive, et je n'ai jamais eu de rendez vous chez un andrologue parcequ'on ne m'a jamais "éduqué" à ce type de consultations.
    Avant de se poser la question de savoir si on se sent castré en prennant une pilule, il faudrait déja qu'on sache un peu plus qu'elle existe et que l'on soit en situation d'obtenir une prescription facilement. Parcequ'à l'heure actuelle c'est plus facile de se procurer une pilule d'exctasy qu'une pilule contraceptive masculine.
    Ca me donne des idées de trafics moi...Tiens mec, j'ai des pil's pour baiser tranquille, ça te tente? je te la fais à 50...
    Si on commence par nous en parler sérieusement, si les médecins généralistes jouent le jeu en parlant de cette possibilité aux jeunes hommes, peut être qu'on pourra envisager de dépasser l'idée stupide d'une "castration psychologique" ou d'être rigoureux sur la prise quotidienne.
    C'est juste que pour l'instant c'est globalement absent de la politique contraceptive ou très marginal.

    Posté par francesco, 15 octobre 2007 à 11:51 | | Répondre
  • Je comprends totalement, et je suis d'accord. Avec ma tête. Mais mes tripes me disent le contraire. Je ne veux *tellement pas* tomber enceinte que je n'arriverais pas à laisser cette responsabilité à quelqu'un d'autre. Il n'ira pas avorter pour à ma place.

    Après, que ma représentation de la reproduction et de la non reproduction ait besoin d'un lifting, sûrement, mais le risque est trop grand. Je tombe enceinte s'il merde. Et ça, pas moyen.

    Posté par M'dame Jo, 15 octobre 2007 à 11:51 | | Répondre
  • "Jamais un généraliste ne m'a parlé de prendre une pilule contraceptive, et je n'ai jamais eu de rendez vous chez un andrologue parce qu'on ne m'a jamais "éduqué" à ce type de consultations."

    Ouais, alors ça aussi, c'est intéressant. De la même manière que ce sont les femmes qui sont plus sensibles et vulnérables aux maladies, simple conséquence anatomique, on va chez le gynéco régulièrement, on vérifie que tout va bien. Nos mère nous y emmènent. Ca fait partie de l'éducation.

    Alors que les hommes sont porteurs de plein de trucs. Et quand on abandonne la capote, Monsieur devrait aussi y aller pour un petit coup de q-tips dans l'urètre et quelques analyses. Et vérifier qu'il est clean lui aussi, et pas seulement le HIV, avant de nous éjaculer gaillardement dedans. Ca aussi, ça devrait être une responsabilité partagée.

    Posté par M'dame Jo, 15 octobre 2007 à 11:57 | | Répondre
  • @francesco
    C'est très intéressant ce que tu dis là. T'as raison, les hommes ne sont pas du tout préparés, aussi bien psychologiquement qu'au niveau de leurs habitudes tout bêtement, à se poser des questions concernant la contraception. Au mieux ils pensent capote. Au mieux ils demandent si la nana se protège. Mais ils n'en ont finalement que très rarement la responsabilité.
    Je trouve ça personnellement incroyable, quand j'y pense.

    Mais ça ne s'arrête pas là à mon sens : comment se fait-il que la pilule contraceptive féminine ne soit pas remboursée par les assurances ? Même les politiques publiques ne semblent pas enclines à faire de la contraception une affaire de tous (et de toutes).
    Mon hypothèse, c'est que les assurances maladies remboursent ce qu'elles considèrent comme général (ou universel) et que la contraception est tellement vécue comme une affaire de femmes dans l'inconscient collectif qu'aux yeux des assurances il s'agit plutôt d'un "problème" spécifique, ne concernant qu'un seul sexe.
    Ou alors, peut-être bien que tout ce qui concerne la "prévention" n'a pas à être remboursé selon eux. Je ne sais pas.

    Il n'en demeure pas moins que l'ignorance au sujet de la pilule pour hommes est particulièrement révélatrice d'une manière d'envisager la reproduction. Le plaisir est plutôt du côté des hommes (et je ne suggère absolument pas par là que les femmes ne prennent pas du plaisir attention) dans l'imaginaire, l'insouciance aussi. Et la prévention, la conscience et l'attention, du côté des femmes.
    Je schématise à mort bien sûr. Je connais des hommes très responsables en matière de contraception et des femmes complètement je-m'en-foutistes. Loin de moi l'idée de cataloguer. Je parlais plutôt de représentations collectives.

    Posté par karaz, 15 octobre 2007 à 12:12 | | Répondre
  • @M'dame Jo
    Disons que les femmes sont habituées très tôt à être soucieuses de leur "mécanique".
    Ceci dit, je suis parfois très surprise. Y a des filles de 13-14 ans qui vont déjà chez la gynéco pour se faire prescrire la pilule. Ca me scotche qu'elles soient déjà aussi responsables et conscientes de ce que la sexualité pourrait impliquer dans leur vie.
    Clairement, on ne met pas autant de poids sur les épaules des garçons à ce sujet-là.

    C'est intéressant. Sans jugement de valeur. Juste, c'est intéressant.

    Posté par karaz, 15 octobre 2007 à 12:15 | | Répondre
  • Oui, mais c'est aussi culturel. D'après mon échantillon, les hommes nord-américains (donc canadien et étasuniens) sont bien meilleurs de ce côté-là et vont de temps en temps chez l'urologue, notamment quand il s'agit d'arrêter la capote.

    Ici, jamais entendu un gars y aller de lui-même, à moins d'avoir un vrai soucis.

    Posté par M'dame Jo, 15 octobre 2007 à 12:42 | | Répondre
  • Oui. Ou à moins que sa partenaire ait un souci et qu'elle insiste férocement pour qu'il y aille.
    Ce qui me ramène à ce que je suggérais : que les femmes sont responsables le plus souvent de ce qui touche à la sexualité et à la contraception.

    Posté par karaz, 15 octobre 2007 à 12:46 | | Répondre
  • Ce qui me rappelle un truc. Y'a quelques années, en couple, mycose, youpi. Ma gynéco me prescrit ce qu'il faut et un petit tube pour monsieur. Je lui fais la remarque que c'est la première fois qu'on me donne un médoc pour le gars aussi. La gynéco sourit et me dit que c'est en effet pas absolument nécessaire, qu'en général l'homme n'est pas touché, mais qu'elle estime que c'est mieux et qu'ainsi, il se sentira impliqué. Il a donc du s'étaler sa petite crème sur la pointe pendant une semaine. Je me souviens encore de sa tête quand je suis rentrée avec son tube de crème anti-fongique

    Posté par M'dame Jo, 15 octobre 2007 à 12:50 | | Répondre
  • C'est vrai que pour un mec penser à la contraception ça se résume à savoir enfiler correctement une capote et demander à sa copine si elle prend la pilule.
    Et franchement c'est déja souvent difficile à surmonter tellement on est peu "programmé" pour cela.
    Enfin il y a bien des campagnes dans les médias ( très peu en fait) et une journée de sensibilisation obligatoire au lycée, mais ça s'arrête là et souvent on prend ça avec dérision.
    C'est le genre de journée où les mecs restent entre eux à faire des blagues et à rire bêtement pendant que les filles écoutent avec un air grave, et manquent de tomber dans les pommes à l'évocation de l'IVG.
    Toute la stratégie éducative en ce domaine repose sur le fait de faire peur aux jeunes femmes.
    On parle jamais de contraception entre mecs, sauf quand c'est trop tard, nos pères ne nous en parlent jamais, les médecins ne nous en parlent jamais non plus. C'est limite tabou pour nous.
    Le simple fait de jouer avec une capote en se masturbant n'est pratiquement jamais évoqué, alors que ç'est encore la seule façon d'acquérir "un savoir-faire" avant d'aborder pour la première fois un rapport protégé. C'est con mais c'est vrai.
    Généralement on prend conscience de la contraception pour la première fois, en se faisant "engueuler" par notre copine.
    Je pense que ça arrangerait tout le monde que ça se passe autrement. Ma copine a déja fait une IVG et franchement ça a été une expérience d'angoisse et de culpabilité assez intense et partagée. Enfin pas si partagée que ça, disons qu'on a tous les deux angoissés et culpabilisés comme des malades, mais de façon distincte, c'est ça le pire.
    Enfin tout ça pour dire, que la question de la contraception masculine ça parait encore complètement futuriste.
    Demander à un jeune homme d'expliquer à haute et intelligible voix ce qu'est le cycle menstruel, le tout sans ricaner, c'est déja souvent l'odyssée de l'espace.

    Posté par francesco, 15 octobre 2007 à 12:53 | | Répondre
  • @M'dame Jo
    Si en plus les gynécos se mettent à dire des conneries... C'est indispensable de soigner le partenaire aussi, sinon chaque fois la nana est recontaminée. Pfff, vraiment...
    Mais tu as raison, 2 de mes anciennes gynécos sur 3 n'avaient même pas pensé à soigner mon partenaire passé, quand j'avais eu des mycoses aussi. Donc rebelotte et rebelotte et rebelotte.

    @francesco
    Arf. Tout cela est tellement vrai. Les hommes semblent tellement mal à l'aise face à ces questions. Je me souviens avoir employé une fois le mot "vagin" en cours (y avait un contexte). Le malaise était terriblement palpable... et fascinant, d'un point du vue sociologique. Alors que l'on parle de "culte du phallus" finalement sur un ton plutôt désinvolte.

    Je me souviens d'une année au cycle aussi (vers 13-14 ans) où le profs avaient volontairement séparé les filles et les garçons pour l'éducation sexuelle. Ca m'avait paru bizarre. On baise ensemble, mais on ne va pas parler de ce que ça implique ensemble ?
    Mais bon, âge bête oblige...

    Posté par karaz, 15 octobre 2007 à 13:39 | | Répondre
  • M'dame Jo> "Alors que les hommes sont porteurs de plein de trucs. Et quand on abandonne la capote, Monsieur devrait aussi y aller pour un petit coup de q-tips dans l'urètre et quelques analyses. Et vérifier qu'il est clean lui aussi, et pas seulement le HIV, avant de nous éjaculer gaillardement dedans."

    C'est évident. Sauf que j'ai l'impression qu'il y a bon nombre de Messieurs qui ne le savent objectivement pas. Il y a une grande différence au niveau de l'information qui est prodiguée sur ce sujet d'un côté ou de l'autre de l'Atlantique: d'un côté, les tests font presque partie de la panoplie ordinaire, de l'autre, c'est inexistant.

    Jamais mon généraliste ne m'en avait parlé, par exemple. Je n'ai su que plus tard qu'il y avait un danger potentiel, à la fin de la vingtaine. Il y a un déficit d'informations regrettable à ce niveau. Je suis certain que beaucoup plus de garçons feraient ce type de test également s'ils en avaient connaissance.

    Posté par Lavomisse, 15 octobre 2007 à 14:22 | | Répondre
  • Quelle libération?

    Y en a pas eu de libération sexuelle, y a rien de libéré.

    Il y a 40 ans, les filles avaient peur de tomber enceintes, aujourd'hui c'est la peur du sida. L'histoire de la pilule, c'est un détail. Ce qui est important, c'est:

    Est-ce que les relations entre les hommes et les femmes sont plus harmonieuses aujourd'hui en 2007 qu'il y a 40 ou 50 ans? C'est ça la question, et la réponse c'est non.

    De tout temps, il y a eu des hommes et des femmes de bonne foi, et d'autres de mauvaise foi. De tout temps, il y eu des bonnes familles où les liens sont harmonieux et d'autres où les liens sont malsains.

    Depuis quelques années, les couples qui se chicanent ont l'intelligence de se séparer et c'est tant mieux, mais ça règle rien, parce que le problème fondamental est un problème affectif.

    Dans le dessin de Karaz, il y a un coeur, et il est en décoration en arrière plan, et c'est pas une erreur; les deux ne s'aiment pas. Le gars se fou d'elle complètement et elle, sa solution, c'est de le faire chier en lui faisant savoir sarcastiquement que s'il n'obéit pas, il va se masturber pour les trois prochains mois.

    On reviens toujours à la case A.

    Pourquoi les hommes et les femmes ne s'aiment-ils pas?

    Posté par Bob, 16 octobre 2007 à 05:25 | | Répondre
  • Ce qu'il y a de nouveau, au Québec en tout cas, c'est les fellations dans les cours d'écoles au secondaire particulièrement, et un peu partout chez les jeunes, mais le sida fait aussi peur aux femmes actuellement qu'à celles qui avaient peur de tomber enceintes il y a quelques années.

    La "libération sexuelle", s'il en est une, c'est la "libération des gars" qui, de plus en plus disent à la femme: "Démerdes-toi" tout court.

    Les hommes abandonnent les femmes de plus en plus avec leurs enfants. Ça c'est moins bon.

    Posté par Bob, 16 octobre 2007 à 06:06 | | Répondre
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